Le corps des émotions anciennes m'apparaît comme une surface plane parsemée de trous, ayant des formes et des tailles différentes. Chaque trou correspond à une fragmentation d'âme dans une vie antérieure. Ces évènements peuvent concerner plusieurs incarnations sur une période de 4.000 ans. On peut avoir jusqu'à une centaine de blessures sur ce corps. A titre d'exemple, j'en avais 98. Chez les personnes sur qui j'ai travaillées, la moyenne se situe autour d'une cinquantaine.
En phase 2, le réseau énergétique portait des traces de notre incarnation précédente. En phase 3, le corps des vies antérieures était marqué par des évènements couvrant en gros 500 ans. En phase 4, on remonte encore davantage dans le temps, jusqu'à 4.000 ans.
Les soins sur le corps des émotions anciennes.
Certains trous correspondent à des fragmentations d'âmes qui ont déjà été traitées pendant les phases 2 et 3.
Je traite une fragmentation d'âme par soin. Comme pour les phases précédentes, quand je commence à travailler dessus, je bascule dans l'évènement qui en est à l'origine. Je vois ce qui s'est passé. Si besoin est, je récupère le fragment d'âme en souffrance, je lui fais un soin et je le réintègre à son corps d'origine. Je demande ensuite si tous les protagonistes de la scène que j'ai vue sont passés dans la Lumière. Si ce n'est pas le cas, je les fais passer. Pour finir, je referme la fracture du corps des émotions anciennes.
Résultats des soins.
A la fin de ce long travail, notre âme est à nouveau entière et notre corps des émotions anciennes est réparé. Tous nos fragments d'âmes égrenés au cours des siècles font à nouveau partie de nous. Nous sommes donc à nouveau entier. Et c'est ce qui ressort en premier de ce soin : la sensation d'être enfin entier, d'être pleinement soi. Tous les morceaux du puzzle sont rassemblés, s'enboitent parfaitement et se complètent pour former désormais un tout cohérent. On se sent plus fort, plus vivant.
Ces fragments d'âmes étant des parts énergétiques de nous-mêmes, le simple fait de les réintégrer nous rend cette part d'énergie que la fragmentation nous avait enlevée. Au fil du temps et des soins, notre énergie vitale augmente. Il serait plus juste de dire qu'elle revient.
Dans un troisième temps, car c'est le plus long à se faire sentir, nos angoisses, nos phobies disparaissent, se dissolvent. Un jour on réalise qu'on n'a plus peur.
Nos fragments d'âme étaient bloqués depuis des siècles dans le traumatisme qui a crée leur séparation. Et leur souffrance continuait de résonner en nous au quotidien. Quand tous les fragments d'âmes ont été réintégrés, ils cessent de vibrer négativement en nous et de générer des angoisses. L'expérience m'a appris qu'il faut bien compter 6 mois avant de ressentir cette désactivation des angoisses liées aux incarnations passées. C'est long, mais c'est définitif.
J'ai toujours souffert de vertige, au point d'en être handicapée. Je devais me préparer mentalement pendant 1 ou 2 mois avant de réussir à monter sur une chaise pour changer une ampoule. J'ai même eu une attaque de panique au cours d'une promenade sur un chemin de contrebandier, à flanc de falaise, en Bretagne. Ma famille me disait que j'étais devenue verte. Verte de peur, au sens strict du terme. Cela m'a d'ailleurs valu une fragmentation d'âme.
En travaillant sur les blessures de mon corps des émotions anciennes, j'ai vu et réparé (1 évènement par blessure) :
- dans ma vie précédente : j'ai déjà eu une attaque de panique. Enfant, je suis allée chercher de la mousse sous une cascade, avec ma mère et mon frère, en empruntant un étroit sentier à flanc de falaise. J'étais tétanisée, je me suis évanouie.
- il y a 2 incarnations : je suis montée en haut d'un arbre pour voir où les chevaux étaient partis. Je suis tombée sur le dos. J'ai dû rester alitée pendant plusieurs mois. Quelques années plus tard, je suis partie avec mon frère chercher des oeufs d'aigle, dans un nid à flanc de falaise. Les aigles nous ont attaqués. J'ai fait une chute de plusieurs mètres le long de la paroi. J'ai réussi à remonter.
- il y a 3 incarnations : mon beau-père qui me détestait m'a ordonné de sauter du haut d'une cascade, sinon il égorgeait ma soeur et mes frères. J'ai sauté. J'ai survécu.
- il y a 4 incarnations : avec mon frère, on s'était perdu car il s'était trompé de route. On est arrivé en haut d'une falaise au lieu du campement. Je me suis mise en colère. Il m'a poussée dans le vide. Je m'en suis sortie de justesse, en m'accrochant à des racines. Je lui ai cassé la figure, une fois remontée en haut.
- il y a 16 incarnations : je me suis jetée d'une falaise pour échapper à deux cavaliers qui me poursuivaient. J'ai atterri dans une rivière où j'ai failli me noyer.
- Pas de date : mon cheval était tombé d'une falaise. Je m'accrochais comme je pouvais à la paroi, en essayant de remonter, pour finalement redescendre. Mes muscles étaient tétanisés par l'effort. J'ai finalement réussi.
Peut-être 6 mois après avoir fini ce travail, je me suis rendue compte que je n'avais plus du tout le vertige. Je peux désormais monter sur un escabeau, une chaise, un mur... sans éprouver le moindre malaise. Et le plus drôle, c'est que tant que j'avais peur du vide, j'étais fascinée par l'escalade, l'alpinisme et le deltaplane. Désormais ça ne m'intéresse plus, alors que plus rien ne m'empêche d'en faire...
On peut aussi explorer des évènements positifs, qui nous ont rendus heureux ou fier dans une vie antérieure. On garde en mémoire des évènements qui ont généré en nous de fortes émotions. Ces évènements positifs ne laissent pas de cicatrice dans le corps des émotions anciennes. Il n'y a rien à réparer. Ils ne sont pas forcément très spectaculaires, mais ils ont généré un bonheur intense, au moment où on les a vécus.
On peut travailler sur eux pour plusieurs raisons. Soit pour alléger un peu le travail de guérison fait sur les fragmentations d'âmes, soit pour voir la suite d'un évènement traumatisant (quand c'est possible), ou encore pour se remplir d'un moment de bonheur intense qu'on a pu expérimenter dans le passé. Ca peut aussi être l'occasion d'explorer des choses de notre passé que l'on pressent, que l'on sait intuitivement.
Il ne s'agit pas de simple curiosité. Faire vibrer notre âme à nouveau de ces évènements particulièrement heureux nous fait un bien fou. Ce sont des résonances vibratoires positives qui se réactivent en nous. De la même façon que nos fragments d'âmes en souffrance résonnent en nous de façon négative et peuvent générer des angoisses, le rappel d'évènements heureux résonne en nous de façon bénéfique et peut générer du bien-être.
Résultats : on se sent plus joyeux, plus enthousiaste dans les jours qui suivent.
J'ai travaillé sur une blessure au hasard du corps des émotions anciennes de Caroline. J'assiste alors à une violente dispute conjugale. Mariée depuis 5 ans à un riche seigneur, elle est la fille du comte de Provence et n'a toujours pas d'enfants. Il veut qu'elle entre au couvent pour en épouser une autre, qui lui donnera un héritier. Sinon il lui arrivera un accident ! Elle refuse catégoriquement. Evoquant le fait qu'il a de nombreuses maitresses, elle parvient à obtenir un délai et plus de fidélité de la part de son époux. La peur de mourir avait créé une fragmentation d'âme.
Pour la séance suivante, Caroline veut connaître le dénouement de l'épisode précédent. Je vais voir si j'ai accès à cette information. Noël 1432, quelques mois après l'épisode précédent, son mari boit avec ses invités. On s'apprête à festoyer dans la grande salle du château. Elle arrive, arborant un grand sourire et son gros ventre. Ils ont eu trois filles, et dix ans plus tard, un fils.
J'ai été Mongole pendant au moins 4.000 ans. Ceci est ma première incarnation en tant que Française. Pour mon premier épisode heureux, j'ai été comblée. Je venais d'avoir une nouvelle selle, ma selle. J'avais 15 ans. C'était pendant la transhumance, il y a environ 1.000 ans. J'étais à cheval. J'accompagnais le convoi familial, en galopant à droite, à gauche. Le cuir de ma selle neuve crissait. La steppe s'étendait à perte de vue. L'infini était ma seule limite. J'étais en parfaite harmonie avec mon cheval, la steppe et le vent, entre le Ciel et la Terre. J'étais emplie d'un sentiment de liberté immense. Une liberté sans fin, sans limite.
Moi qui suis d'un naturel réservé et qui passe volontiers plusieurs jours d'affilée cloîtrée dans mon antre, en revenant dans ce monde, j'ai éprouvée le besoin irrépressible de sortir et d'aller marcher. La campagne creusoise est vaste et belle, avec quelques routes, des barrières, des champs, des chemins... J'ai alors pris conscience que l'homme sédentaire était devenu un animal domestique. Il a perdu sa liberté. Nous vivons enchaînés à un monde de contraintes, à tous les niveaux, et de plus en plus.
Quand j'ai l'impression que les contraintes de la vie quotidienne m'étouffent, m'empêchent d'avancer, que les barreaux de ma cage se referment sur moi, je repense à cet épisode de bonheur intense et de liberté. Alors, comme par magie, mon coeur grandit, ma cage thoracique s'ouvre, je respire enfin, je replonge dans l'océan infini de ma liberté intérieure et les obstacles se dégonflent jusqu'à devenir ridicules. J'avance alors dans ma vie en toute liberté, et comme disent les Mongols, "heureuse comme un dieu dans sa yourte."
Charlotte voulait que je travaille sur des épisodes heureux de ses vies antérieures. J'en parle à mon guide qui, depuis le corps des émotions anciennes de Charlotte, me fait basculer dans un évènement ancien.
Nous sommes le 7 juin 1738. Une petite fille de 5 ans lave quelques assiettes dans un baquet à même le sol en terre battue, en jouant avec l'eau et en chantonnant. Sa maman révasse en allaitant son petit frère, adossée au mur. Sa petite soeur se lève de la sieste. Son papa arrive. "J'ai un cadeau pour Sabine". Il sort de sa besace un tout petit lapin et le pose sur la table. La petite Sabine a le visage juste à côté de celui du lapin. Elle est trop, trop contente ! Elle ne dit rien, elle se contente d'écarquiller les yeux. Son père lui dit de ne pas crier, pour ne pas lui faire peur, et lui explique comment le tenir. Elle prend doucement la petite bête derrière les oreilles, en le regardant fixement. Elle finit par le caresser de son autre main. Elle ne fait plus attention à son père qui s'en va.
Autre séance : le 3 septembre 1740. Sabine a 7 ans. Elle compte les petits cailloux blancs posés devant elle, sur la table. Elle joue à la marchande avec Héloïse, sa petite soeur de 4 ans, pour lui apprendre à compter. Sa mère remue la soupe dans la cheminée, tout en allaitant son nouveau bébé. Elle leur propose de compter les assiettes en mettant le couvert. La petite Héloïse compte sur ses doigts quand leur papa rentre, avec 3 lièvres donnés par le vicomte. La chasse a été bonne. Hubert a une grande nouvelle à annoncer. Le vicomte a accepté que Sabine aille à l'école dans le village d'à côté. Elle pourra y aller dans deux semaines, après les vendanges. Sabine n'écoute plus ce que disent ses parents. Elle saute de joie dans toute la maison, en criant.
Une semaine après cet évènement, son papa sera retrouvé mort. Sa maman, seule avec 4 jeunes enfants, devra confier Sabine à la veuve chez qui elle trouvera la mort quelques mois plus tard (voir phase 3, épisode de la cheville écrasée).
A la lecture du compte-rendu de l'épisode du petit lapin, Charlotte m'a écrit : "J'ai pleuré de bonheur. Comme si j'y étais. Le plus beau jour de ma vie." Et à chaque fois qu'elle relit ces épisodes heureux, elle en pleure de joie. Car son âme a vécu ces moments de bonheur intense. Et les revivre, même en pensée, réactive cette joie en elle.
Au fil des incarnations se dessinent des modes de fonctionnement, des schémas récurrents. Il y a bien sûr des "accidents" ou des "expériences", des vies uniques en leur genre. Mais on retrouve souvent des choses qui se répètent dans plusieurs incarnations. Je pense qu'il s'agit de caractéristiques profondes de notre âme. J'ai parfois l'impression qu'on vit sa vie en plusieurs fois, tout simplement. D'ailleurs j'ai remarqué qu'on naissait souvent à l'endroit où on était mort dans l'incarnation précédente.
Ca peut être un trait de caractère. Ainsi telle personne sera une rebelle dans la plupart de ses existences. Une autre sera un garçon manqué, intrépide. Tel autre sera tête-en-l'air et sujet aux accidents, un autre encore aura un tempérament "artistique"...
Ca peut être deux personnes qui ont l'impression de se connaître depuis toujours et ont instantanément une grande connivence, alors qu'elles viennent de se rencontrer. Elles peuvent avoir été les meilleures amies du monde, il y a 2.000 ans. Ou bien mari et femme dans leur vie précédente.
Ca peut être une situation familiale qui se répète. Untelle, par exemple, fonctionne souvent avec sa soeur. On retrouve deux soeurs très soudées, dans la plupart de ses vies. Une autre aura surtout des frères, dans la plupart de ses vies.
Ca peut être une alternance d'existences. J'ai vu, chez plusieurs personnes, une alternance d'existences pauvres et riches. Telle personne peut être un serf au XIIIe s, puis un seigneur au XIVe s, pour redevenir pauvre au XVe s et à nouveau riche au siècle suivant....
Dans cette incarnation, Joséphine est danseuse professionnelle. Le flamenco est sa vie. Française, elle a fait de nombreux séjours en Espagne. La première fois qu'elle a visité l'Alhambra, à Grenade, elle a fondu en larmes dans la cour des lions. Elle SAIT qu'elle a déjà dansé là. Mon guide m'indique que son histoire avec la danse commence bien avant ça. Il me guidera sur plusieurs séances, vers les souvenirs correspondants.
En 918, petite fille sage de 7 ans. Sa soeur aînée l'emmène danser sur une petite place remplie de monde, de chants, de rires et de musique, dans un petit village montagneux du Royaume de Pampelune (actuel pays basque espagnol).
En 1027, elle a 12 ans. Sa mère lui fait prendre des cours de danse, avec sa soeur de 15 ans, dans une salle de leur château, en Galice (Espagne). Parce "qu'on ne va pas marier une fille qui ne sait pas danser."
En 1153, elle a 17 ans et danse avec sa famille, pour égayer un diner dans un somptueux jardin, devant 12 lions de marbre blanc supportant une vasque imposante. Près de Grenade, en Espagne.
En 1520, elle a 18 ans. Elle sert dans une maison aristocratique. La maitresse de maison, pour s'entraîner à des danses à quatre, fait danser ses deux jeunes servantes avec elle et son maître de danse.
Par ailleurs, sans l'avoir vue danser explicitement, j'ai vu Joséphine au XVIIIe s, appartenant à la haute noblesse, et au XIXe s, comme artiste parisienne, amie de Toulouse-Lautrec, fréquentant assiduement les cabarets. Il me semble évident qu'elle a dansé là aussi.
C'est donc en voyant les lions de marbre que Joséphine avait éprouvé une vive émotion, pas la cour en elle-même. Ils datent du Xe s, et ont été déplacés à l'Alhambra après 1362. Elle me dira que ce que j'ai vu ce soir là, ce sont les prémices du flamenco, avec les fêtes que les riches organisaient, animées par des dances et des musiciens "gitans". Il n'y a pas encore de rythmique compliquée, ni d'envolées vertigineuses à la guitare. Ce sont surtout des chants et des danses.
Ici, les hommes formaient une ligne à l'arrière. Ils chantaient, souvent en polyphonie, et s'accompagnaient de flutes, de tambours et en tapant dans leurs mains. Seules les femmes dansaient, tournoyant pieds nus dans l'herbe, avec leur châle. Mon incursion dans cette fête s'est terminée avec la grand-mère de Joséphine. La musique s'est tue, les danseuses se sont éclipsées. La doyenne de la famille s'est avancée, dansant seule en s'accompagnant d'un tambourin. Puis elle s'est arrêtée face aux convives attablés et a entonné un long chant de lamentations. J'ignore ce qu'elle chantait, mais la voix de cette petite femme aux pieds nus, chantant sous les étoiles, a fait pleurer tout son auditoire, y compris Joséphine et moi.
Durée du soin.
Je travaille sur 5 fragmentations d'âme maximum par mois. J'ai remarqué, en l'expérimentant sur moi-même, que si on va trop vite, on peut se sentir mal, être parcouru de tremblement physiques, pendant plusieurs semaines. Les fragments d'âme en souffrance ont besoin de temps pour se réparer. Ils ont également besoin de temps pour se réintégrer à nous. Et notre âme et notre corps physique ont besoin de temps pour les intégrer pleinement. Je peux donc travailler sur plus d'évènemenets heureux, mais un maximum de 5 fragmentations d'âmes par mois me paraît judicieux.
C’est donc un travail de longue haleine. Cela peut prendre des mois ou même des années, en fonction du nombre de fractures présentes dans le corps des émotions anciennes, mais aussi en fonction de ce qu'on veut faire (travail sur les évènements heureux ou pas). Il faut compter une séance par fracture ou évènement.
Il faut également rester ouvert à l’idée que ça ne change pas du jour au lendemain. Les changements sont durables, réels, mais c'est un processus qui est lent et qui demande de la patience. On ne guérit pas les traumatismes de plusieurs centaines, voire milliers d'années, en 3 semaines.