Nous avons plusieurs corps de mémoire. Je travaille essentiellement sur le corps des vies antérieures (phase 3) et le corps des émotions anciennes (phase 4). Les blessures présentes sur ces corps résultent généralement de fragmentations d'âmes dans une vie antérieure. Les corps de mémoire ne portent pas de trace d'évènements de notre présent. Seuls les éléments les plus marquants de nos vies passées sont consignés dans ces corps énergétiques.
La fragmentation d’âme est une notion sur laquelle les chamans travaillent beaucoup.
Lors d’un évènement traumatisant, une part énergétique de notre être se fige et reste bloquée dans cet évènement. Ces traumatismes sont très variés. Ca peut être un accident, une agression, une peur intense, la perte d'un être cher, la douleur d’un accouchement… Ce processus permet à notre âme, donc à nous, de continuer à vivre, avec parfois une forme d'amnésie, surtout si ça s'est passé dans l'enfance.
Cette séparation créé un manque en nous, un vide. Dans notre vie actuelle, nous avons l'impression de ne pas être entier, ce qui est le cas puisque nous sommes amputés de nombreux fragments.
Par ailleurs, ces fragments d'âme bloqués dans des traumatismes anciens peuvent être à l'origine d'angoisses, voire de phobies, comme j'ai pû le constater au cours de différents soins. Ces fragments d'âmes sont à la fois figés dans un temps et un lieu différents, et à la fois reliés à nous puisqu'ils sont des parts de nous-mêmes. Ils sont en souffrance depuis la fragmentation. Et la souffrance permanente de ces parts de nous-mêmes vibre en nous au quotidien.
Il faut donc aller les chercher et les réintégrer pour redevenir entier et dissiper ces angoisses inexplicables que nous portons parfois.
Je travaille spécifiquement sur les traumatismes vécus dans les vies antérieures.
Si vous pensez avoir vécu, dans votre vie actuelle,
des traumatismes ayant pu provoquer des fragmentations d'âme,
je vous invite à consulter un ou une autre chaman pour une séance de recouvrement d'âme.
Le corps des vies antérieures se présente à moi comme le corps d'un être humain. Il porte des traces d'évènements "assez récents" (généralement moins de 500 ans). On y trouve surtout des blessures, comme des entailles, des fractures... Mais on peut aussi y voir des choses qui ont été importantes pour nous dans une autre vie, comme des vêtements, une bague de fiançailles, des tatouages...
Comment je procède :
* Quand j'arrive sur ce corps, je décris tout ce que je vois. Ces éléments correspondent à des évènements et des vies différentes. Mais je les vois tous juxtaposés sur un seul et même corps.
* Une fois ma liste établie, je commence à travailler sur un élément. Je bascule alors dans l'épisode concerné, dans une vie antérieure. J'assiste à la scène. J'ai parfois une date, un lieu, un nom.
* Après avoir vu ce qui s'est passé, je pars à la recherche du fragment d'âme, si besoin est. Parfois le fragment d'âme réintègre de lui-même son corps d'origine. Dans d'autres cas, il est resté coincé dans ce traumatisme depuis la séparation. Je lui fais un soin et je le réintègre. C'est ce qu'on appelle un recouvrement d'âme.
* Ensuite je demande si tous les protagonistes de la scène que j'ai vue sont passés dans la Lumière. Si certains ne sont pas passés, je les appelle, je discute avec eux, et je les fais passer dans la Lumière (c'est un Passage d'âme).
* Je répare ensuite la blessure sur le corps des vies antérieures que j'avais vue au départ.
* La plupart des évènements présents sur ce corps créent également une fracture dans le corps des émotions anciennes (voir phase 4). Je termine donc le soin en allant réparer le trou correspondant à cet accident dans le corps des émotions anciennes.
Cartographie (plusieurs évènements d'époques différentes sur le même corps).
En arrivant sur le corps des vies antérieures de Charlotte, je vois un beau visage pâle, encadré d’une coiffure savante et d’un diadème de diamants. Et dessous, rien. La tête est plantée sur une pique. Charlotte a été décapitée à la Révolution française. En continuant, je vois :
- une magnifique robe et de nombreux bijoux,
- une fine dague plantée dans son cou,
- sur le sein droit, une coupure nette, de 4 ou 5 cm de long,
- son coeur est en souffrance,
- un garrot au dessus du genou gauche. La cheville gauche, écrasée, est en sang,
- une fracture d’environ 5 cm de long à l’arrière du crâne et un gros hématome.
Soins (s'étendent sur 4 incarnations), du plus récent au plus ancien.
Vie à la fin du XVIIIe s. :
Décapitation : sur une estrade installée au milieu de la place du village. La tête de Marie-Sophie (prénom de Charlotte dans cette vie là) est plantée sur une pique, à côté des têtes de son mari et de leurs 3 enfants. Son corps est jeté sans ménagement dans une charrette, sur d'autres cadavres.
Coupure au sein : très violente dispute avec son mari, quelques années avant leur décapitation. Il veut partir en Russie. Un travail à l'ambassade de France l'attend. Marie-Sophie refuse catégoriquement. Il est décidé à partir, en emmenant leurs deux fils, lui laissant la fille. Il trouvera bien une autre femme là bas. Au cours de la dispute, il tire son épée et l’en menace. Le bout de l’épée lui entaille la poitrine. Il renoncera finalement à partir.
Vêtements, bijoux : nous avons discuté avec Charlotte, dans le présent, du bien fondé de garder des toilettes qui la retenaient dans le passé. Elle les a enlevées.
Coeur gros : réglé lors d’une séance sur les fragmentations de coeur. Marie-Sophie avait été très éprise d’un jeune homme, avant son mariage avec le mari que lui avait choisi son père. Charlotte en est à sa 3e incarnation à être amoureuse de ce même homme. (Il est assez fréquent, lorsqu'une histoire d'amour n'a pas pu être menée à son terme, que les deux amoureux se retrouvent dans leur incarnation suivante).
Vie du début du XVIIIe s. :
Garrot au dessus du genou, cheville écrasée : Après la mort de son père, Sabine, 7 ans, est placée au service d’une veuve. Elle se fait une entorse en tombant dans les escaliers. Nouvel accident quelques jours plus tard, des choses lourdes tombent sur sa cheville, écrasant trois os. Les médecins décident de l’amputer. Elle mourra d’une hémorragie, sur la table d’opération, le 6 janvier 1741, malgré le garrot.
Vie au XVIe s. :
Dague : en 1525, près de Palermo (Italie). Avec sa soeur, Franscesca est au service d'une noble dame. Après lui avoir volé un collier et une bague, elles s'enfuient. Le mari et ses gens les rattrapent. Il réclame les bijoux. La bague a été perdue dans la fuite. Furieux, il sort sa dague et la plante dans son cou. Sa soeur sera pendue.
Vie au XVe s. :
Fracture crânienne et hématome : aux alentours de 1450, en France. Elle a 45 ans. Elle descend rapidement les escaliers sombres, en colimaçon, d’une tour de son château. Un bruit la fait sursauter, elle se retourne vivement, perd l’équilibre, tombe en arrière. Sa tête vient heurter violemment l’angle du mur. Elle restera 3 jours dans le coma avant de décéder.
Exemple de soin.
Sur le corps des vies antérieures de Sabrina, la rotule droite est cassée, coupée en deux. En basculant dans l'évènement concerné, je vois une jeune fille de 14 ans, Georgette. Elle est fille de pécheurs, et l'aînée de toute une fratrie : Matthieu 12 ans, Antoine 10 ans, Albertine 5 ans. La petite dernière a 3 ans. Les parents les ont envoyés à la plage, avec un panier de prunes du jardin et des gourdes d'eau. Ils s'amusent au pieds des falaises, à Saint Georges de Didonne. En ramassant des coquillages, à marée basse, Georgette glisse sur les rochers humides et son genou droit percute l'arrête d'un rocher. Plaie ouverte, fracture de la rotule. De retour à la maison, son père nettoie la plaie avec de l'eau de mer, ferme la fracture au moyen d'un petit étau, et bande le tout. La blessure sera longue à guérir, mais elle guérira parfaitement.
Il y a eu fragmentation d'âme, due à la douleur. J'ai récupéré le fragment d'âme de Georgette, je lui ai fait un soin et je l'ai réintégré à Sabrina. Le père de Georgette et la petite Albertine n'étaient pas passés dans la Lumière à leur mort. Je les ai appelés. Albertine était désormais une belle jeune femme, morte en couches à son premier enfant. Je les ai fait passés dans la Lumière. J'ai ensuite réparé la rotule cassée sur le corps des vies antérieures. Puis je suis allée dans le corps des émotions anciennes, réparer le trou correspondant à cet accident.
J'ai vu plusieurs épisodes de la vie de Georgette, au cours de différents soins, dont un où elle avait 97 ans, en 1801. L'épisode de la rotule s'est donc passé en 1718.
Durée du soin.
Ce soin dure généralement une semaine. Cela dépend du nombre d'évènements imprimés sur ce corps. Plusieurs blessures peuvent résulter d'un seul accident. En général, un seul évènement est traité par séance. Il ressort de ce soin un mieux-être et une meilleure compréhension de soi.
A noter : contrairement aux recouvrements d'âmes classiques, où l'on va chercher un fragment de notre âme actuelle, c'est un fragment d'âme d'une de nos vies antérieures que l'on récupère ici. Certains ajustements sont nécessaires pour que l'âme actuelle et son fragment ancien se remettent à fonctionner ensemble. Ce qui fait que l'on met plus de temps à ressentir les bienfaits de ce type de recouvrement d'âme par rapport à une séance de recouvrement classique.
A noter : c'est bien une seule et même âme qui traverse les siècles. Mais cette âme s'exprime différemment dans chacune de ses incarnations, en fonction de l'époque, du lieu, de ses choix de vie... Cela donne une personne différente à chaque incarnation.
Si l'âme était un gâteau au chocolat, la base du gâteau resterait la même, avec une variante à chaque incarnation : un glaçage chocolat blanc-noix de coco dans une vie, une crème anglaise dans une autre, des griottes au kirch et crème chantilly dans une troisième... Bref, si la base du gateau reste fondamentalement la même, chaque existence a un goût différent. Et bien sûr, chaque existence modifie légèrement l'âme, influe sur son évolution. Le but de toutes nos incarnations terrestres est d'évoluer, de devenir la meilleure version de nous-même, de trouver la recette de gateau au chocolat ultime !